samedi 22 septembre 2018

265 - La meunière du moulin


C'est la fille de la meunière qui dansait avec les gars...Pardonnez nous cette entrée en matière un peu désuète mais bien en rapport avec le sujet du jour. Et que tous ceux qui n'ont jamais eu à subir un groupe folklorique exécutant la gigouillette nous écrivent. Ils ont gagné.
Nous voici donc à nouveau dans le domaine des moulins, ce qui n'a rien d'étonnant, vu le nombre de chansons dont l'action se situe dans le milieu de la meunerie. Une profession honorable, mais souvent sujette aux sarcasmes dans les chansons traditionnelles. Les maris y sont souvent voleurs, badineurs ou débaucheurs, et leurs femmes volages. Dans la famille meunier c'est aujourd'hui le tour de la fille.
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dimanche 16 septembre 2018

264 - Entrez la belle en vigne


Chanter la vigne et le vin, c'est de saison. Plus que de l'opportunisme, la chanter cette semaine (1) c'est aussi une façon de célébrer le patrimoine du pays nantais. Et de rappeler que le patrimoine ce n'est pas seulement des vieilles pierres témoignant des siècles passés. Ce sont aussi des savoir faire ou des traditions gastronomiques comme ce muscadet, produit emblématique de la région. C'est aussi et surtout pour nous des
chansons qui méritent mieux qu'une simple préservation.
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lundi 10 septembre 2018

263 la fille aux oranges


On ne présente plus cette marchande d'oranges et ses relations délicates avec le fils d'un avocat. Ce thème fait partie des chansons pour lesquelles on trouve le plus grand nombre de versions. C'est particulièrement vrai dans toute la Haute-Bretagne, mais son succès déborde largement le cadre de nos anciennes provinces. On va jusqu'à en trouver des versions bilingues parmi les nombreuses notées outre-Atlantique.
Celle ci vient du répertoire d'un des grands interprètes auxquels Dastum a consacré un CD : l'accordéoniste Jean Debeix, alias le Père Jean (1).
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dimanche 2 septembre 2018

262 - Suite de marches de noces


Ce n'est pas une chanson que nous vous proposons cette semaine, mais plusieurs couplets représentatifs d'une tradition bien ancrée. Le chant à la marche est un genre à lui tout seul, avec de multiples exemples. Il s'agit d'accompagner la marche avec des chansons dans tous les moments de la vie, occupations quotidiennes ou circonstances particulières. Parmi celles ci, deux en particulier ont donné un répertoire plus spécifique : les virées de conscrits et les journées de noces. C'est pour ces dernières que nous avons sélectionné un échantillon du vaste répertoire collecté dans notre département.
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dimanche 26 août 2018

261 - Le galant en demoiselle


C'est à nouveau aux fabliaux du moyen-âge qu'il faudrait se reporter pour connaître l'origine de cette chanson. L'anecdote a été popularisée autant par la chanson populaire que par la littérature, par l'écrit comme par l'oral. Cette transmission orale a donné un grand nombre de versions pour l'aventure de ce jeune amoureux qui se travestit pour obtenir les faveurs de celle qu'il désire.
Si la majorité des chanson que nous publions dans ce blog viennent de recueils anciens ou de collectages plus récents, la transmission familiale nous procure également de belles surprises. C'est une autre façon de faire vivre la tradition.
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dimanche 19 août 2018

260 - Je suis un garçon de famille


Pas banale cette histoire d'un galant qui vient demander la main de la fille et qui se fait draguer par la mère. Celle ci n'hésite pas à dénigrer sa progéniture pour mieux vanter ses propres charmes. La stupeur du prétendant nous renvoie tout droit à une autre chanson mieux connue : « le mariage de la vieille », qui court les bals pour trouver un amant. Le portrait est le même avec cette bouche où il ne reste plus qu'une dent ! Mais la conclusion est toute différente ; c'est l'amour de la jeune et non pas l'argent de la vieille qui intéresse le jeune homme. Ouf ! La morale est sauve.
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vendredi 27 juillet 2018

259 - Meunier tu dors (2)

La chanson du meunier qui accumule les catastrophes pendant son sommeil est aujourd'hui cataloguée parmi les enfantines. C'est le sort qui lui a été réservé depuis qu'une version standardisée a été diffusée à l'intention de la jeunesse. Mais alors que vient faire ici cette allusions finale aux gens d'église qui courtisent la meunière ?. C'est sans doute que ce texte n'a pas toujours été conçu que pour divertir les bambins. Comme bien souvent, ce qui n'est pris qu'au premier degré par l'auditoire jeune, présente un tout autre sens pour les adultes et permet au passage de régler des comptes avec deux catégories (clergé et meuniers) auxquelles ont a envie de faire quelques reproches sur leur conduite, même indirectement.
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vendredi 20 juillet 2018

258 - Le métier des femmes


Combien de temps dure la lune de miel ? Question subsidiaire qui pourrait accompagner cette chanson où l'on passe en peu de temps de l'excitation d'un amour fou aux regrets de ne pas avoir écouté les conseils des anciens.
Si sa morale va assez peu dans le sens du courant féministe (tu parles d'un euphémisme!), elle hésite malgré tout entre la critique de l'attitude des hommes mariés et la soumission de leurs épouses à leur statut de mère au foyer. La chanson traditionnelle est souvent le reflet d'us et coutumes qui nous semblent lointains. Ce qui ne l'empêche pas d'être aussi souvent un moyen de brocarder certains comportements.
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vendredi 13 juillet 2018

257 - Le mariage du pinson et de l'alouette


Si les mariages princiers font le succès des magazines, ce sont les mariages d'oiseaux qui sont les plus chantés. Le mélange des races ne gêne pas l'imagerie populaire qui ne s’embarrasse ni de préjugés ni de considérations ornithologiques ou scientifiques.
Nous avons déjà publié une version de ces noces d'oiseaux, qui a été le premier enregistrement de ce blog (1). Elle met en scène le petit peuple des campagnes, confronté aux manières arrogantes du chat, seigneur de la maison. Cette situation n'est pas si innocente. Y'aurait il un message caché derrière ce que nous prenons trop souvent pour des enfantillages ?
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vendredi 6 juillet 2018

256 - L'eau et le vin


C'est un véritable débat philosophique que cette chanson dialoguée. De la philosophie de comptoir, certes, mais qui aborde un sujet sérieux sous des abords plaisants. Elle est de la même veine que la dispute de l'ivrogne et sa femme ou encore l'ivrogne et le pénitent (1). Mais cette fois les protagonistes ont laissé place aux deux éléments qui les personnifient : le vin et l'eau. Il peut être en effet plus facile de faire passer un message par ce biais que de l'exprimer au premier degré qui contribuerait à lui donner un aspect trop moralisateur.
C'est à nouveau le collectage effectué en 1949 à Mayun par les ATP qui sert de base à cette chanson. Le texte en a été complété pour lui faire retrouver sa forme intégrale.
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vendredi 29 juin 2018

255 - La Mistanlaire


Comme nous savons qu'une partie d'entre vous, lecteurs de ce blog ont atteint l'âge où la garde des petits enfants est une activité régulière, voici une chanson qui vous permettra de joindre l'utile à l'agréable ; et d'ajouter le geste à la parole.
Mais ce texte, malgré son caractère enfantin très marqué, n'a pas toujours eu cette seule destination. Son histoire a probablement débuté avec un répertoire plutôt réservé aux adultes : chansons légères et airs de rondes.
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vendredi 22 juin 2018

254 - C'était une petite religieuse


Préférez vous être réincarné en hirondelle ou en pigeon ? Répondez à cette question avant d'écouter la chanson, vous pourriez vous laisser influencer par le choix de la jeune fille séparée de son amant. La scène se passe dans un couvent où son père l'a fait enfermer. Souvent, dans ce type de chansons, il l'a fait mettre dans une tour ce qui cause la perte définitive du garçon. Ici, le texte de notre version est incomplet et vous aurez donc tout loisir d'imaginer une fin heureuse ou malheureuse selon votre humeur du moment.
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vendredi 15 juin 2018

253 - Le Père Mathurin


Il n'est pas toujours facile de suivre l'actualité en chansons. La preuve : nous vous proposions un chant de Noël à la veille de Pâques. Et voilà qu'à la veille des feux de la Saint Jean on brûle le bonhomme Mardi gras !
Pour fêter le carnaval nous n'irons pas jusqu'à Rio ni à Venise mais plus près de nous, à La Turballe. A l'initiative de quelques habitants et sous l'impulsion de l'office de tourisme local, cette commune a remis au goût du jour la promenade du Père Mathurin, tradition qui y perdurait encore dans les années 50. La chanson qui accompagne le défilé puis la crémation du bonhomme carnaval ravira tous ceux que les complaintes interminables épuisent. Le texte en est beaucoup plus court et par conséquent plus facile à mémoriser.
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vendredi 8 juin 2018

252 - La culotte de Velours


Ciel, mon mari ! … Bien avant le théâtre de boulevard, la chanson traditionnelle a utilisé les situations cocasses qui mettent en scène le triangle infernal : le mari, la femme, l'amant. Du meunier qui se cache dans le coffre à l'amant dévoré par les souris, en passant par Marion et ses répliques au mari soupçonneux, il ne manque pas de chansons pour exploiter ce filon. Elles tournent en dérision tantôt le mari cocu, tantôt l'amant, la femme s'en tirant le plus souvent pour le mieux.
L'originalité de cette aventure tient dans sa morale; ou dans son absence de morale, c'est comme on veut.
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vendredi 1 juin 2018

251 - La chanson des mois (deuxième partie)


Voici donc la suite tant attendue de la chanson des mois, dont nous avons publié la première partie en janvier (1) . Nous en étions restés à juin, où Pierrot et Margot étaient couchés dans le foin, avec le soleil pour témoin. Le roi Dagobert, sans culotte à l'envers, nous aidait à énumérer les travaux des champs. Sans attendre le début de la saison estivale nous reprenons le cours de cette évocation rustique et surannée.
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vendredi 25 mai 2018

250 - Mon père est marchand de boudins


Tiens, voilà du boudin ! Mais, rassurez vous, nous n'allons pas explorer le domaine des marches militaires. Les chansons qui évoquent ce mets de choix de la gastronomie locale ne sont pas légion. Pourtant, l'importance du porc comme élément de subsistance dans l'économie paysanne n'est plus à démontrer : dans le cochon tout est bon. La tuerie de cochon était prétexte à réjouissances et à partage avec les voisins en raison de la difficulté de conservation de certaines parties de l'animal. C'est tout particulièrement vrai pour le boudin qui, devant être consommé rapidement, réunissait parenté et voisinage autour du traditionnel repas de boudins. Mais la chanson à la dizaine que nous vous proposons n'a que peu de rapports avec cette fête.
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vendredi 18 mai 2018

249 - la fiancée du prince


Un châtiment disproportionné, bien dans la tradition ancestrale, voilà ce que nous propose cette chanson tragique. Quelques uns des épisodes nous font immédiatement penser à d'autres chansons héritées d'une époque lointaine : la mère sur le créneau qui voit venir le cavalier, tout comme dans la chanson du Roi Renaud ; l'infidélité, réelle ou supposée, punie de façon barbare tout comme dans l'histoire des anneaux de Marianson.
La version que nous vous proposons vient des collectes de Gustave Clétiez, reprises par Fernand Guériff. Si cette aventure est assez rarement chantée, elle est tout de même assez présente dans notre région puisqu'on en trouve plusieurs interprétations en Haute-Bretagne et particulièrement dans le pays de Chateaubriant.
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vendredi 11 mai 2018

248 – Le retour du soldat


Triste sort que celui du soldat qui revient d'une longue campagne. Selon les nombreuses chansons qui racontent ces retours, son infortune varie : épouse enlevée par les sarrasins ou en bute aux mauvais traitements infligés par sa belle mère dans les complaintes les plus anciennes (1). Dans celles plus proche de nous, c'est une compagne lassée d'attendre qui se remarie. Parfois le retour coïncide avec la cérémonie. Mais ici le mal est déjà fait. Trompée par des « fausses lettres », elle a refait sa vie. Il semble même qu'elle n'ait pas attendu trop longtemps puisqu'elle a déjà plusieurs enfants de ces secondes noces. Toutes les versions de cette chanson respectent un déroulement immuable. Ce qui fait l'originalité de celle ci c'est son dénouement.
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vendredi 4 mai 2018

247 - Les filles de Campbon


Après Nozay, Le Pouliguen, Saint Nazaire, Le Loroux, St Etienne, Le Croisic, St Malo, Guérande (1)...voici à nouveau une chanson qui met en vedette les filles d'une commune en particulier. Vous connaissez probablement déjà cette histoire parce que les filles des Forges de Paimpont ont assuré l'un des premiers succès du plus ancien groupe nantais encore en activité.
Ce texte, répandu dans toute la Haute-Bretagne, donne une chanson à double détente. Dans un premier temps on se moque des filles qui agissent comme des garçons. Pour finir, c'est le clergé qui en prend pour son grade, avec un curé qui tente de profiter de la situation.
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vendredi 27 avril 2018

246 - Garçon qui fait l'amour


Dès la fin des années quarante des enregistrements de contes et chansons traditionnelles ont été réalisés dans le secteur de la Brière par des équipes des ATP. Malheureusement ces collectages sont restés inaccessibles au public pendant de longues années. Aujourd'hui vous pouvez les retrouver sur le site dastumedia. Cette version du « galant qui voit mourir sa mie » fait partie de ces archives désormais disponibles. Ce qui nous donne le plaisir de pouvoir les interpréter.
Cette chanson nous permet de renouer avec la tradition des belles histoires d'amour qui finissent tragiquement. Comme ne manque jamais de le souligner le rossignol « les amoureux sont toujours malheureux ». Prenez place pour une séance de mélo.
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vendredi 20 avril 2018

245 - Les gars couvreurs


Le thème de la semaine ouvrière a été décliné pour de nombreuses professions. Pour se moquer des travers de certains compagnons ou pour leur donner du cœur à l'ouvrage ? Ardoises et voliges placent cette chanson au cœur d'un métier bien spécifique. Ce qui est tout particulièrement intéressant dans cette version de la chanson, adoptée par des ouvriers du bâtiment, c'est le contraste marqué entre le refrain et les couplets. Nous avons d'un côté un véritable hymne professionnel et de l'autre un quasi éloge de la paresse. Avec toujours l'épiscopat comme mètre étalon dans ce domaine !
Alors, chant de travail ou chant de métier ? Chant de détente après le travail plus probablement, entonné au cabaret ou à la veillée.
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vendredi 13 avril 2018

244 - Ce sont trois jeunes capitaines


Comme tous les enfants qui ont entendu pour la première fois le thème de cette chanson, vous vous êtes apitoyés sur le sort cette fille « vilaine » rejetée par un capitaine. Puis vous avez compris que ce n'était pas sa laideur supposée que désignait ce terme mais son statut social. La vilaine est simplement une femme du peuple, une roturière, par opposition à la noblesse. Un grand mystère entoure le sort de cette femme, lié à la floraison d'un bouquet de marjolaine : si elle flétrit je serai vilaine – si elle fleurit je serai reine !
Le chant scolaire a beaucoup fait pour la popularisation d'une version particulière, avant la grande guerre. Cette chanson type ne date pas de la troisième république. Elle a connu une longue histoire que nous allons essayer de résumer sans trop simplifier.
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vendredi 6 avril 2018

243 - Le testament de l'âne


Rien de mieux qu'un héritage pour déchirer une famille. Nous en avons, en ce moment, le plus brillant exemple étalé complaisamment sous nos yeux dans les média. Les guerres de succession dressent frères, sœurs et autres ayant-droits les uns contre les autres. Il faudrait être un âne pour imaginer que l'attrait de l'argent ne peut attiser des rancœurs infinies et indéfinies.
Justement c'est le testament d'une ânesse que la chanson ouvre devant nous sur un mode satirique. Asservi par l'homme tout au long de sa vie pour porter des charges, l'animal se contente, de son vivant, d'être entêté et de faire de la résistance passive. Il se venge après sa mort par des dernières volontés qui n'ont rien à envier à bien des exécutions testamentaires.
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vendredi 30 mars 2018

242 - Je me suis levé par un matinet


Noël au balcon, Pâques en chanson, comme le dit l'adage qui se prête si bien aux détournements. Ce n'est pas que la période manque de chants, de quête par exemple, mais il faut bien reconnaître que les deux fêtes correspondant aux événements principaux de la vie du Christ, naissance et résurrection, n'ont pas connu le même traitement. Pour l'un quelques chants de quête ; dans notre région essentiellement le chant de la passion. Pour l'autre des quantités de chants populaires ou non, rassemblés dans des ouvrages anciens ou plus récents. La « Belle bible des noëls guérandais » compilée par Fernand Guériff est l'un de ces ouvrages. Notre chanson de la semaine (y'a plus de saisons ma bonne dame !) en est extraite.
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vendredi 23 mars 2018

241 - Dans la rue de Pénestin


Pourquoi les oiseaux chantent-ils toujours en latin dans les chansons traditionnelles ? Cette langue aujourd'hui considérée comme morte, était autrefois celle de l’Église mais aussi des savants, des érudits. Les oiseaux sont donc présentés comme des sages ou des philosophes exprimant des maximes dans un langage incompréhensible pour le commun des mortels. Ce qui n'a pas empêché la tradition populaire d'y prêter une signification. Voyez à ce propos les mimologismes dont quelques beaux exemples figurent sur le CD « Pays de Chateaubriant » que nous avons récemment publié (1).
Voyons maintenant pourquoi cette histoire se déroule à Pénestin.
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vendredi 16 mars 2018

240 - La Corsairienne


Un petit nombre de chansons célèbrent les exploits des corsaires et autres flibustiers. Le « trente et un du mois d'août » est la plus connue. Son refrain s'adresse au roi d'Angleterre avec le même terme qui assura la célébrité d'un général nantais. C'est d'ailleurs son timbre qui a servi a l'élaboration de la chanson « la Corsairienne ».
Elle a été publiée pour la première fois au milieu du 19è siècle dans l'ouvrage de Guillaume de la Landelle « le gaillard d'avant ». C'est plus un chant sur le milieu maritime qu'un chant de marins au sens où on l'entend habituellement. Elle fait référence à des événements biens réels et nous renseigne sur des faits moins connus de cette activité : les rapports des équipages de course avec les financiers et la justice.
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vendredi 9 mars 2018

239 - Mon père m’a donné un mari


Le petit mari est un des grands classiques du répertoire traditionnel. On ne compte plus le nombre de versions, récoltées en tous points du territoire, de ces aventures tragi-comiques contées par de jeunes épouses déçues. Ces épisodes sont souvent assortis de refrains du type « jamais je n'avais tant ri » qui expriment autant la dérision ou la moquerie que la joie de vivre. Le terme de petit mari ne fait pas référence à sa mesure sous la toise mais à ses difficultés à satisfaire son épouse.
Plusieurs chansons-type ont décliné ce thème, avec des fins plus ou moins heureuses. Dans une précédente livraison (1) le jeune marié s'en tirait avec l' obligation de remplir son devoir conjugal trois fois par nuit. Ici la fin est plus cruelle.
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vendredi 2 mars 2018

238 – J' sommes venu vous inviter


Un grand nombre de chansons accompagnent le rituel du mariage. Il y a celles qui suivent le déroulement de la journée des noces. Vous en retrouverez dans le tome 2 des collectes de Fernand Gueriff « le folklore du mariage », que nous avons édité en 2005 (1). D'autres chansons tournent en dérision les époux, le repas ou la nuit de noces.
Celle ci est plus difficile à classer. Elle fait référence à la préparation de la cérémonie. Mais, contrairement aux familières chansons de la mariée et autres chansons des oreillers (2), nous n'avons pas à faire à une tradition dans le processus d'invitation mais plus probablement à une parodie destinée à faire son effet au moment du repas de noces.
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vendredi 23 février 2018

237 - M’en revenant de Nantes à Saint Germain


Bon nombre de chansons grivoises débutent par la formule « M'en revenant de... ». En revenant du Piémont, de Paris, de Lille en Flandre, ou tout simplement de métive, nous font souvent présager une suite plutôt coquine. Nantes n'échappe pas à cette tendance. Sans parler du trop célèbre itinéraire qui nous mène de Nantes à Montaigu, nous connaissons également une chanson qui fait le voyage dans l'autre sens : En revenant de Paris jusqu’à Nantes. C'est l'histoire d'un jeune homme sommé de recommencer ses exploits et qui avoue "qu'il n'y a pas moyen, y a plus d’huile dans la lampe."
Celle que nous avons choisie cette semaine, récoltée en Haute-Bretagne, est beaucoup moins connue, mais gagne à l'être.
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vendredi 16 février 2018

236 - J'ai fait une connaissance


Encore une chanson d'amour pour rester dans l'actualité de la Saint Valentin. Sous prétexte de fêter les amoureux, c'est la grande semaine du bouquet de roses et des petits cadeaux ; il faut bien faire marcher le commerce ! Tant pis si les affaires prennent le pas sur les sentiments.
C'est exactement ce qui se passe dans la chanson que nous avons choisi : un grand classique des textes où les amoureux sont éconduits par les parents pour des motifs divers, essentiellement financiers. Habituellement cette chanson débute par : « j'ai fait une maîtresse ». Celle chantée par Marie Barthélémy, de Sion les mines, nous parle d'une « connaissance ».
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vendredi 9 février 2018

235 - J’ai cueilli la rose, rose


Mignonne allons voir si la rose...c'est presque du Ronsard que nous vous proposons cette semaine. Sur le thème universel de la vie qui, comme la rose, se fane promptement, voici les observations d'une belle, pressée de profiter de ses plaisirs.
Mariez vous car il est temps : telle est la morale de cette chanson quelle que soient ses variantes, fort nombreuses. Avec ses refrains en « allons gai gaiement » ou « belle allons légèrement », on est évidemment dans le domaine de la chanson à danser. Fernand Guériff, qui l'a notée en presqu'ile Guérandaise, fait remarquer que le timbre : « est très connu dans le pays. Il s'adapte à diverses chansons de caractères très différents, comme Le petit guernouillon ».
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vendredi 2 février 2018

234 - Les 32 fillettes

On n'en a toujours pas fini avec le « Brexit », dernier épisode des chamailleries qui nous opposent à nos cousins d'outre-manche. Chamailleries, le terme est faible pour désigner des événements comme la guerre de cent ans. Cousins, parce que depuis Guillaume le Conquérant ou Aliénor d'Aquitaine on sait quels liens unissent les deux nations, même si, depuis, Jeanne d'Arc ou Napoléon les ont quelque peu distendus.
Les chansons ont rapporté ces relations conflictuelles au travers d'aventures navales, de mariages princiers ou tout simplement de différents amoureux. C'est le cas ici avec cette chanson, notée dans le Pays de Retz.
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vendredi 26 janvier 2018

233 - Jean Carnaud a dix pommiers

Peut être préférons nous les belles chansons d'amour qui mettent en valeur de généreux sentiments ; ou encore les mélodies qui racontent une histoire épique ou une complainte interminable. Pour autant, ne négligeons pas les chansons de moindre envergure qui représentent un patrimoine aussi riche. Dans ces formes brèves, nous avons sélectionné cette semaine une de ces chansons à la dizaine qui constituent une bonne part du répertoire de chants à la marche et de chants à danser dans l'Ouest de la France et en Haute-Bretagne en particulier.
Dans ces quelques lignes il est question de pommiers, dont les fruits méritent quelques commentaires. Mais auparavant nous nous intéresserons à leur propriétaire.
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vendredi 19 janvier 2018

232 - Le moulin de Saillé

Les moulins à vent, ou à eau, et leurs occupants, meuniers et meunières, ont une place importante dans la chanson traditionnelle. Lieux incontournables de l'économie des siècles passés ils sont aussi lieux de rencontre et d'aventures souvent comiques, parfois grivoises. Point de cela dans ces quelques couplets car la petite histoire locale du moulin de Saillé, en Guérande, est l’œuvre...du curé de Saillé !
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vendredi 12 janvier 2018

231 - Rêves-tu Ninette

Les paroles de cette chanson ne vous apprendront rien. Ou alors, vous seriez bien les seuls à ne pas les connaître. La « claire fontaine » -et ses dérivées- est la deuxième chanson la plus collectée, et donc la plus chantée, dans toute la francophonie (1).
Si nous vous en proposons une cette semaine c'est en raison du contraste entre cette popularité indiscutable et la rareté de son refrain. Cette Ninette rêveuse est un exemplaire unique, dont l'origine nous laisse, nous aussi, rêveurs. Nous devons son recueil à Jean Tricoire, le premier des chercheurs ayant réalisé une collecte systématique dans le pays de Chateaubriant.
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vendredi 5 janvier 2018

230 - Janvier près d'un bon feu

Pour bien commencer l'année, il faut s'y prendre au mois de janvier. C'est ce que proclame une de vos chansons préférées de ce blog (1). Les plus appréciées ne sont pas toujours les mélodies les plus élaborées. Celle ci, dont le timbre ne vous est sans doute pas inconnu, devrait vous en convaincre.
Les énumérations de jours ou de mois servent de base à plusieurs chansons. La Perdriole est sans doute la plus connue : « au premier mois de l'année que donnerai-je à ma mie... ». Il n'existe cependant qu'un seul exemple de texte détaillant les douze mois de l'année à raison d'un couplet pour chacun. Nos archives sonores en présentent des traces, souvent incomplètes. C'est donc une reconstitution que nous vous proposons pour débuter cette nouvelle année.
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