vendredi 27 avril 2018

246 - Garçon qui fait l'amour


Dès la fin des années quarante des enregistrements de contes et chansons traditionnelles ont été réalisés dans le secteur de la Brière par des équipes des ATP. Malheureusement ces collectages sont restés inaccessibles au public pendant de longues années. Aujourd'hui vous pouvez les retrouver sur le site dastumedia. Cette version du « galant qui voit mourir sa mie » fait partie de ces archives désormais disponibles. Ce qui nous donne le plaisir de pouvoir les interpréter.
Cette chanson nous permet de renouer avec la tradition des belles histoires d'amour qui finissent tragiquement. Comme ne manque jamais de le souligner le rossignol « les amoureux sont toujours malheureux ». Prenez place pour une séance de mélo.
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vendredi 20 avril 2018

245 - Les gars couvreurs


Le thème de la semaine ouvrière a été décliné pour de nombreuses professions. Pour se moquer des travers de certains compagnons ou pour leur donner du cœur à l'ouvrage ? Ardoises et voliges placent cette chanson au cœur d'un métier bien spécifique. Ce qui est tout particulièrement intéressant dans cette version de la chanson, adoptée par des ouvriers du bâtiment, c'est le contraste marqué entre le refrain et les couplets. Nous avons d'un côté un véritable hymne professionnel et de l'autre un quasi éloge de la paresse. Avec toujours l'épiscopat comme mètre étalon dans ce domaine !
Alors, chant de travail ou chant de métier ? Chant de détente après le travail plus probablement, entonné au cabaret ou à la veillée.
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vendredi 13 avril 2018

244 - Ce sont trois jeunes capitaines


Comme tous les enfants qui ont entendu pour la première fois le thème de cette chanson, vous vous êtes apitoyés sur le sort cette fille « vilaine » rejetée par un capitaine. Puis vous avez compris que ce n'était pas sa laideur supposée que désignait ce terme mais son statut social. La vilaine est simplement une femme du peuple, une roturière, par opposition à la noblesse. Un grand mystère entoure le sort de cette femme, lié à la floraison d'un bouquet de marjolaine : si elle flétrit je serai vilaine – si elle fleurit je serai reine !
Le chant scolaire a beaucoup fait pour la popularisation d'une version particulière, avant la grande guerre. Cette chanson type ne date pas de la troisième république. Elle a connu une longue histoire que nous allons essayer de résumer sans trop simplifier.
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vendredi 6 avril 2018

243 - Le testament de l'âne


Rien de mieux qu'un héritage pour déchirer une famille. Nous en avons, en ce moment, le plus brillant exemple étalé complaisamment sous nos yeux dans les média. Les guerres de succession dressent frères, sœurs et autres ayant-droits les uns contre les autres. Il faudrait être un âne pour imaginer que l'attrait de l'argent ne peut attiser des rancœurs infinies et indéfinies.
Justement c'est le testament d'une ânesse que la chanson ouvre devant nous sur un mode satirique. Asservi par l'homme tout au long de sa vie pour porter des charges, l'animal se contente, de son vivant, d'être entêté et de faire de la résistance passive. Il se venge après sa mort par des dernières volontés qui n'ont rien à envier à bien des exécutions testamentaires.
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vendredi 30 mars 2018

242 - Je me suis levé par un matinet


Noël au balcon, Pâques en chanson, comme le dit l'adage qui se prête si bien aux détournements. Ce n'est pas que la période manque de chants, de quête par exemple, mais il faut bien reconnaître que les deux fêtes correspondant aux événements principaux de la vie du Christ, naissance et résurrection, n'ont pas connu le même traitement. Pour l'un quelques chants de quête ; dans notre région essentiellement le chant de la passion. Pour l'autre des quantités de chants populaires ou non, rassemblés dans des ouvrages anciens ou plus récents. La « Belle bible des noëls guérandais » compilée par Fernand Guériff est l'un de ces ouvrages. Notre chanson de la semaine (y'a plus de saisons ma bonne dame !) en est extraite.
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vendredi 23 mars 2018

241 - Dans la rue de Pénestin


Pourquoi les oiseaux chantent-ils toujours en latin dans les chansons traditionnelles ? Cette langue aujourd'hui considérée comme morte, était autrefois celle de l’Église mais aussi des savants, des érudits. Les oiseaux sont donc présentés comme des sages ou des philosophes exprimant des maximes dans un langage incompréhensible pour le commun des mortels. Ce qui n'a pas empêché la tradition populaire d'y prêter une signification. Voyez à ce propos les mimologismes dont quelques beaux exemples figurent sur le CD « Pays de Chateaubriant » que nous avons récemment publié (1).
Voyons maintenant pourquoi cette histoire se déroule à Pénestin.
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vendredi 16 mars 2018

240 - La Corsairienne


Un petit nombre de chansons célèbrent les exploits des corsaires et autres flibustiers. Le « trente et un du mois d'août » est la plus connue. Son refrain s'adresse au roi d'Angleterre avec le même terme qui assura la célébrité d'un général nantais. C'est d'ailleurs son timbre qui a servi a l'élaboration de la chanson « la Corsairienne ».
Elle a été publiée pour la première fois au milieu du 19è siècle dans l'ouvrage de Guillaume de la Landelle « le gaillard d'avant ». C'est plus un chant sur le milieu maritime qu'un chant de marins au sens où on l'entend habituellement. Elle fait référence à des événements biens réels et nous renseigne sur des faits moins connus de cette activité : les rapports des équipages de course avec les financiers et la justice.
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