samedi 16 octobre 2021

389 - Je suis allée à Nantes

 Encore une fois la ville de Nantes est à l'honneur dans une chanson traditionnelle. Mais passée cette annonce de voyage qui nous donne le titre, on comprend vite que le lieu où se déroule la scène n'a pas vraiment d'importance. Nous allons assister à un dialogue assez surréaliste entre une jeune fille pressée de se marier et l'oiseau le plus présent dans les chansons. Hormis ces deux protagonistes, l'amant de la fille, ses parents et sa grand mère ont aussi leur rôle à jouer.

pour écouter la chanson et lire la suite :

samedi 9 octobre 2021

388 - En passant par un échalier

 Une villageoise et le fils du roi ! Rien de moins que ça ! Un citoyen hors du commun pour une situation assez banale. Mais que fait donc cet important personnage dans un endroit où sa présence est inattendue ?

Manifestement, cette chanson n'est que la transposition dans un cadre bucolique d'une situation ou un « monsieur » a du abuser de sa supériorité pour obtenir les faveurs d'une belle. De nos jours on aurait un dépôt de plainte pour harcèlement. Dans la chanson traditionnelle on exprime tout cela avec des symboles et des métaphores qui rappellent encore une fois que les paroles ne doivent jamais être entendues au premier degré.

Pour écouter la chanson et lire la suite :

samedi 2 octobre 2021

387 - La feuille à l'envers

 

La feuille d'automne emportée par le vent, en rondes monotones, tombe en tourbillonnant. Mais ce n'est pas le sujet de la chanson. Si elle est à l'envers, c'est juste une question de point de vue. Bien qu'il y soit question de l'oiseau dans les airs, celui-ci ne se distingue ni par son plumage, ni par son ramage. La faune et la flore ne sont là qu'à titre de décor pour une situation très classique où toutes les précautions de langage ne trompent personne. Et si la scène initiale bénéficie de la confidentialité de l'ombrage, la conclusion est claire comme le jour.

Pour écouter la chanson et lire la suite :

samedi 25 septembre 2021

386 - Le pommier fleuri (2)

 

Vous avez découvert la semaine passé l'évolution d'une chanson d'auteur passée dans la tradition. Plutôt que de suivre un ordre chronologique, nous avons choisi de remonter à la source et allons donc vous proposer, cette semaine, une interprétation de l’œuvre originelle, telle qu'elle apparaît dans le tome 1 des « chansons de Saillé ». Vous pourrez ainsi mesurer le degré d'évolution, à la fois du texte (un peu) et de la mélodie (beaucoup).

pour écouter la chanson et lire la suite

samedi 18 septembre 2021

385 - C’est t’y donc joli un pommier fleuri

 Cette semaine, et la prochaine, nous allons vous proposer de suivre avec nous l'évolution d'une chanson. Ce qu'on pourrait appeler un processus de folklorisation. Un phénomène qui concerne sans doute un grand nombre de chansons traditionnelles, mais que l'on a rarement l'occasion de pouvoir observer « en direct ». Comment une chanson, dont l'auteur nous est connu, prend-elle son indépendance pour évoluer, dans sa forme, sa mélodie et ses paroles. Mais d'abord écoutons cette première version.

Pour écouter la chanson et lire la suite :

samedi 11 septembre 2021

384 - A la Saint Jean m'y suis gagée

 Intéressante à double titre cette chanson : d'abord par l'histoire qu'elle raconte mais aussi, justement par son titre habituel. Dans de nombreux recueils c'est au refrain qu'est emprunté ce titre « la vezi, la vezon ». Non pas que l'aventure de cette servante avec les trois larrons passe au second plan, mais parce que cet appel à la danse sous forme d'onomatopée instrumentale est ce qui la définit le mieux.

pour écouter la chanson et lire la suite :

samedi 4 septembre 2021

383 - Le mal de dents

 Quand une jeune fille tombe malade dans une chanson traditionnelle, ça sent souvent le sapin. Mais quand elle se plaint juste d'avoir mal aux dents, ce n'est pas pour nous faire découvrir les méthodes ancestrales des arracheurs de dents. C'est à tout coup pour ne pas nous avouer directement que son mal se situe ailleurs. « Elle court, elle court la maladie d'amour » comme le dit si bien Michel S... chanteur beaucoup moins traditionnel et beaucoup plus contemporain. Et voilà pourquoi, contrairement à la fameuse chanson « sans calcium » des Frères Jacques, celle ci ne sera jamais remboursée par la sécurité sociale.

Pour écouter la chanson et lire la suite :