samedi 25 juin 2022

421 - J'ai tant filé

Faisons un saut dans le temps avec une chanson qui a disparu des collectes les plus récentes et ne se rencontre guère que dans les recueils antérieurs au vingtième siècle. La raison en est toute simple : elle nous parle d'un temps que même les sociétés rurales les plus attardées n'ont pas pu connaître. Nous voici plongés dans cette économie autarcique où non seulement la nourriture mais aussi le vêtement étaient issus de circuits ultra courts. Un processus fort bien décrit par cette chanson

Pour écouter la chanson et lire les commentaires : 

samedi 18 juin 2022

420 - La danse des gorets

 Pour la fête de la musique que diriez-vous d'une petite chanson cochonne ? Au sens charcutier du terme, bien sur. Les gorets sont moins réputés pour leur sens de la musique que pour leur capacité à nourrir toute la famille : dans le cochon, tout est bon ! Outre le fait que cette chanson met en scène un cornemuseux (par ici c'est le plus souvent un joueur de veuze), elle nous rappelle toute l'importance de la race porcine dans l'économie rurale. Un texte champêtre, festif et gastronomique ; un grand moment de poésie !

Pour écouter la chanson et lire la suite: 

samedi 11 juin 2022

419 - Le petit Christophe

 La chanson que nous vous proposons cette semaine est manifestement destinée à un public jeune. On peut supposer qu'elle a été composée dans cette intention. Voilà qui nous change des habituels double sens permettant aux chansons de garder un message réservé aux adultes tout en restant écoutables par des oreilles moins averties. Ce n'est pas la première que nous publions dans cette catégorie. Voyez par exemple « j'ai vu z'un loup » (chanson n° 325 en février 2020). Si vous avez su garder une âme d'enfant, vous allez apprécier.

pour écouter la chanson et lire la suite :

samedi 4 juin 2022

418 – C'est une fille de nos cantons

 La guerre, encore et toujours la guerre, omniprésente dans les chansons comme dans l'actualité. Pourtant ce n'est pas le fait militaire qui constitue l'argument principal de cette chanson. La vie de garnison et l'engagement de la fille qui prend l'habit de soldat ne sont qu'un décor pour une pièce en trois actes et deux tableaux. Trois épisodes avec un dénouement heureux et deux ambiances qui vont du réalisme le plus sordide de l'abandon d'une fille séduite à la fiction débridée d'un conte pour grands enfants.

Pour écouter la chanson et lire la suite :

samedi 28 mai 2022

417 - Quand j'étais jeune

 Dans bien des chansons traditionnelles le choix du mari est imposé par les parents. D'où la plainte fréquente de la jeune mariée qui se voit affublée d'un « vieillard » alors qu'un jeune avait sa préférence. Cependant, le choix d'un conjoint beaucoup plus âgé peut s'avérer le résultat d'un calcul basé autant sur la fortune du prétendant que sur l'espérance d'un veuvage précoce. C'est le choix effectué par la jeune fille de cette chanson. Pas très moral tout ça nous direz-vous. Attendez seulement les derniers couplets pour découvrir que ça peut être encore pire.

Pour écouter la chanson et lire la suite :

samedi 21 mai 2022

416 Le guiberlet

En vieux français le « guimberlet » est un instrument viticole, une sorte de foret pour mettre les tonneaux en perce. Son usage dans la chanson n'a pourtant pas d'intérêt œnologique, malgré la proposition de boire du vin clairet. Son emploi est purement métaphorique. L'image de la clef de barrique est suffisamment explicite pour bâtir une histoire qui allie les plaisirs de la boisson avec ceux du sexe.

Pour écouter la chanson et lire la suite :

samedi 14 mai 2022

415 Ah ! Les civelles !

 Comme nous le faisions remarquer la semaine dernière, d'une chanson à l'autre, la tradition orale nous entraîne dans des univers très variés. Nous laissons - provisoirement - de coté les complaintes, les amours impossibles et les aventures en tout genre pour quelque chose de plus léger.

C'est donc de gastronomie que nous allons traiter aujourd'hui. Avec, au menu, l'une des spécialités de l'estuaire de la Loire : les civelles (1). Autrefois c'était en plat à la portée de toutes les bourses, on en mangeait de pleins bols. De nos jours leur raréfaction a tant fait monter les prix que leur consommation a complètement changé.

Pour écouter la chanson et lire la suite :