vendredi 27 mai 2016

154 - les amoureux sont toujours malheureux

Elle court, elle court la maladie d'amour...ça c'est pour la version « variété » de la chanson. Une version plus optimiste, sans doute due aux progrès de la médecine en ce domaine. La chanson traditionnelle se contente de professer que le mal d'amour est une maladie que rien ne peut guérir. Et cette pathologie ne date pas d'hier comme le suggère le caractère suranné des paroles de notre chanson. Elle développe des images qu'on retrouve dans les paysages d'arrière plan de tous les tableaux anciens : rochers, fontaines, vallons, peuplés de bergers et de bergères.
Cette chanson est un véritable catalogue des clichés de l'amour malheureux.
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vendredi 20 mai 2016

153 - La prise de tabac

Dans la perspective de la généralisation du paquet neutre, rien de tel qu'une bonne petite chanson vantant les mérites du tabac. Non pas pour ramer à contre courant des mesures de prévention, mais pour nous ramener à une époque où l'herbe à Nicot était connue pour ses propriétés curatives. C'était avant l'invention de la cigarette ; avant que fumer ne devienne plus habituel que chiquer ou priser.
D'ailleurs, cette chanson, qui ne nous semble pas si ancienne, n'aurait-elle pas été composée justement pour regretter le bon vieux temps où on prisait le tabac en poudre par rapport à l'invasion des cigarettes qui induisent un tabagisme passif chez tous les voisins du fumeur ?
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vendredi 13 mai 2016

152 - L’autre jour en m’y promenant

Prenez en un, prenez en deux, prenez en davantage.Toutes les mêmes...ces chansons traditionnelles qui se servent de cette réplique. Quelle que soit l'origine de la jeune fille : le Loroux, Saint Barnabé, Parthenay ou ailleurs, les recommandations de prudence se rapportent à l'attitude du père.
D'habitude la sévérité du père est opposée à la compréhension de la mère qui dans son jeune âge en a fait tout autant. Dans notre chanson la fille a l'air beaucoup moins sure d'elle et préfère détailler tous les désagréments qui résulteraient de l'intervention paternelle. De quoi refroidir l'ardeur d'un soupirant trop entreprenant ? Ou peut être tout simplement par la suite d'un oubli du chanteur à qui on doit cette version, collectée à Joué sur Erdre en limite des pays d'Ancenis et de Chateaubriant.
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vendredi 6 mai 2016

151 - La boiteuse

Une personne à la démarche mal assurée qui transporte des œufs en vrac ! On s'attend aussitôt à ce que quelques uns de ces œufs se choquent et anticipent sur la réalisation d'une omelette. C'est l'image qui vient immédiatement à l'esprit en écoutant le premier couplet de cette chanson énumérative. S'ensuivent tous les animaux de la basse-cour qui font l'intérêt des marchés de campagne, avec, selon les versions, poules, coqs, dindes, oies, canes et parfois chiens, cochons ou vaches. La succession n'est là que pour renforcer l'allure brinquebalante, à grand renfort d'onomatopées. Pour reprendre un débat sans fin, cette fois c'est bien l’œuf qui a fait la poule.
Plusieurs autres chansons utilisant l'image de la boiteuse et de son panier se retrouvent dans le répertoire traditionnel. Cela va de la ronde enfantine aux paillardes.
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vendredi 29 avril 2016

150 - Quête de mai

Nous le remettons à l'honneur parce que cela correspond à la saison, mais s'il est bien un genre tombé en désuétude c'est celui de la chanson de quête. Autrefois très présent à plusieurs périodes de l'année: Noël, Guillaneu, Passion, Saint Martin...il a disparu du folklore local. Dans nos contrées, les marguillers, quêtant pour la paroisse, ont été les derniers à chanter de maison en maison.
Nous sommes ici en présence d'un chant de quête de mai, plutôt en usage chez les jeunes gens d'une commune. Les paroles ne laissent aucun doute : il s'agit autant de récolter de la monnaie, des œufs ou d'autres denrées que d'inviter les filles des villages traversés à se joindre à la fête. Nous ne rentrerons pas dans le détail des explications sur le déroulement de ces quêtes. Reportez vous aux ouvrages des folkloristes pour en savoir plus. D'une chanson à l'autre on retrouve des constantes et des originalités. Celles notées en Loire-Atlantique n'échappent pas à la règle.
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vendredi 22 avril 2016

149 – Le déserteur de la ville d'Alger

Le déserteur qu'on s'apprête à pendre est un thème que nous avons déjà traité dans ce blog. Après avoir écouté celle ci vous pourrez comparer avec la chanson n° 50 qui raconte la même histoire. Malgré la gravité du sujet, c'est en chanson à danser qu'il est traité ici. Ce bal paludier vient du répertoire de Mme Crusson, que nous avons déjà utilisé à plusieurs reprises. Roland Brou, qui l'a collectée, a lui même enregistré cette ronde sur le CD chants à danser en presqu'ile guérandaise (1).
Nous ne reviendrons pas sur le fond de l'histoire, pour nous arrêter sur quelques détails. Enfin, « détails » c'est vite dit, puisqu'il s'agit du sort du déserteur. Une autre curiosité de cette chanson c'est sa localisation, Constance Crusson nous ayant situé l'action dans la ville d'Alger.
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vendredi 15 avril 2016

148 - La machine à vapeur

La « machine à vapeur » est le dernier avatar du roi des enfers parcourant le monde pour rassembler tous les mauvais sujets destinés à la fournaise. Jusqu'à une période récente, il se contentait de leur faire piquer une tête au fond de sa brouette. Les progrès de la technique lui ont permis d'investir dans le chemin de fer et de rentabiliser ses tournées.
Dans les chansons, certaines professions ont du mal a entrer au paradis, tels les fameux « cercliers de barrique ». En revanche, le billet pour l'enfer s'obtient sans difficultés. Chacun en prend pour son grade et ses défauts. Métiers de bouche et artisans ruraux sont les premiers cités. Le meunier vient en tête ; normal dans une société ou le pain est encore l'aliment essentiel.
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