Un
thème d'actualité dans les années 90 (1890) qu'on croirait sorti
d'une pièce de Labiche ou de Feydeau. Que voulez vous ma bonne dame,
il n'y a plus moyen de trouver du petit personnel, aujourd'hui. Mais
un thème qui vient de beaucoup plus loin dans le temps. Et qui fait
encore les conversations de café du commerce aujourd'hui. En langage
socio-énarquo-administratif début du 21ème ça se traduit en
difficulté d'adéquation de la ressource aux exigences techniques
dans le cadre d’un programme d’amélioration de la performance.
Non mais des fois ! Non Medef... ouah.
Les
chansons qui se plaignent de la nonchalance des employés, de leur
tendance à l'ivrognerie ou de leur façon de profiter des patrons,
sont quasiment toutes sur le ton de la dérision. C'est la servante
surprise en état d'ivresse après avoir bu 15 verres « monsieur
c'est votre bon vin qui m'a rendu contente » ou celle qui se
farde pour ressembler à sa maîtresse. C'est le grand valet qui
lutine la patronne, profite du bon vin et du bon lit. C'est celui
qu'on veut mettre à la porte et qu'on finit par supplier de rester
« si notre valet nous quitte nous perdrons tout ». C'est
ici la chambrière qui fait tout de travers.
A
l'inverse, les chansons d'employés se plaignant du patron sont
rarement sur le ton de la plaisanterie et carrément
revendicatrices : chansons de compagnons mal accueillis, de
valets de ferme qui attendent avec impatience d'aller se gager
ailleurs, de marins qui jurent qu'ils ne repartiront pas, etc .
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