vendredi 16 décembre 2016

180 - Son voile qui volait

Après vous avoir abreuvé de drames sanglants et de désertions qui finissent dans les pleurs, nous nous sentons maintenant d'humeur plutôt badine. Ce n'est pas encore le retour du printemps qui nous rend guillerets mais le besoin d'échapper à la grisaille ambiante. Comme la semaine dernière voici donc une chanson légère. Légère comme le jupon de cette jeune fille avec lequel joue le vent. Encore une fois c'est le double sens qui domine dans cette chanson. Nous resterons donc volontairement « légers » sur les commentaires cette semaine.
Pour écouter la chanson et lire la suite :

vendredi 9 décembre 2016

179 - Le père Boniface


L'anguille n'est que rarement présente dans la chanson pour ses seules qualités gustatives. N'en déplaise aux gastronomes, c'est dans la métaphore qu'elle y a gagné sa place. L'histoire de la mère et sa fille qui se disputent une anguille trouvée dans une gerbe de blé est sans doute la plus connue. L'anguille frétille, se dérobe, est insaisissable, elle a toutes les qualités pour faire un bon sujet de chansons coquines ou à double sens. C'est le cas ici où elle partage la vedette avec un membre de ce clergé que la chanson populaire aime bien brocarder.
Nous avons dit populaire et non pas traditionnelle. La nuance est parfois subtile mais, encore une fois, si cette histoire a trouvé place dans le répertoire d'un chanteur « de tradition », on en connaît pourtant l'auteur.
Pour lire la suite et écouter la chanson :

vendredi 2 décembre 2016

178 - Gentil bon gars

Voilà un amoureux qui ne sort pas sans précautions pour aller voir sa belle. Il est armé jusqu'aux dents. Ce « gentil bon gars » ferait il partie des gens dont ont dit qu'ils sont « braves » avec une connotation péjorative ? Cela n'est pas dit explicitement mais une comparaison avec les autres rares occurrences de ce texte nous fait découvrir des qualificatifs allant de peureux à fragile pour définir son attitude. Notre chanson, qui fait l'impasse sur ces détails, vient du Pays de Retz et plus précisément de Pornic, où elle a été notée il y a plus de cent ans. Elle a disparu des collectes plus récentes. Raison de plus pour s'y intéresser en détail ; ce que nous allons faire maintenant.
Pour écouter la chanson et lire la suite :

vendredi 25 novembre 2016

177 - Par un dimanche au soir

Engagé pour un baiser refusé ! Quoi, un simple baiser ? Sans commentaire; vous vous ferez votre propre opinion. Toujours est-il que cette situation est assez courante dans les chansons qui parlent de l'engagement à l'armée. Le chagrin d'amour est certainement un bon motif. L'aspect social en est un autre que nous avons déjà abordé. Pas nécessaire d'être un « cadet de noblesse » pour être contraint d'aller chercher ailleurs une carrière ou des aventures que la vie au pays est bien en peine de procurer. Quitte à revenir quelques mois ou années plus tard victime du mal du pays ou regrettant la belle abandonnée sur un coup de tête. Encore heureux qu'il n'ait pas songé à déserter sinon nous serions revenus à la situation de la semaine dernière !
pour écouter la chanson et lire la suite :

vendredi 18 novembre 2016

176 - le déserteur

Nous publions sur ce blog des chansons de déserteurs avec constance et régularité. Et pourtant cette fois c'est à Jean Rivalant, chanteur du Bourg de Batz que nous devons cette version du déserteur qui tue son capitaine (1).
Une bonne raison d'insister à nouveau sur cette partie du répertoire c'est que nous organisons prochainement un atelier « chants du tiroir » consacré aux soldats, conscrits et déserteurs. Cette séance est organisée mardi 29 novembre à 17h15 aux archives départementales de Loire-Atlantique à Nantes (2). Habitants de Nantes et des contrées limitrophes ne manquez pas cette occasion. Mais revenons maintenant à la chanson.
Pour écouter la chanson et lire la suite :

vendredi 11 novembre 2016

175 - Derrière chez nous y a t’une lande

« Qui a composé la chanson... » ; cette formule présente dans les derniers couplets de certaines chansons traditionnelles ne nous apprend généralement rien de plus que : c'est un garçon, un soldat, un compagnon...Derrière cet anonymat, il y a pourtant un parolier à l'origine de chaque chanson ; Le propre de la transmission orale au cours des siècles c'est de voir cette origine s'effacer devant la culture populaire, chacun s'appropriant texte et musiques pour aboutir à ce fonds commun que nous essayons de valoriser.
Bien sur, il y a des exceptions. Il existe dans le répertoire bon nombre de textes dont l'auteur peut être assez facilement identifié. C'est le cas pour la chanson que nous vous proposons cette semaine, dont le compositeur a préféré tirer une certaine satisfaction de voir un de ses textes accéder au statut de chanson « trad. »
pour écouter la chanson et lire la suite :

vendredi 4 novembre 2016

174 - Oh ! gai vigneron

Malgré son titre ce n'est ni une chanson à boire ni une chanson de métier que nous vous proposons cette semaine. Le joyeux vigneron n'y tient qu'un rôle secondaire. Dès la fin du deuxième couplet, il s'efface pour céder la place à un dialogue entre amoureux. Une fille qui se méfie du « qu'en dira-t-on » et un garçon qui adopte une attitude plus détachée, faisant mentir l'adage populaire qui veut que là où il y a du zen il n'y pas de plaisir (1).
Chanson d'amour peut-être, chanson plaisante certainement, elle est extraite de collectes anciennes dans le Pays de Retz. Nous n'en avons pas trouvé d'équivalent récent dans nos archives sonores.
Pour écouter la chanson et lire la suite :